Tonneau

Un tonneau est un conteneur de révolution permettant de conserver les liquides de consommation. Découvert par les Gaulois, le tonneau a traversé les siècles.


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Menuiserie - Artisanat du bois - Bois - Récipient - Emballage - Conditionnement et stockage du vin - Accessoire à bière

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Tonneau du XIIIe siècle à la cave des vignerons de Saint-Maurice-sur-Eygues
Porte de tonnelier à Viens (XVe siècle)
Tonneaux respectant les traditions en bois à Cutchogue
Tonneau de vins, Napa Valley, Californie

Un tonneau est un conteneur de révolution permettant de conserver les liquides de consommation. Découvert par les Gaulois, le tonneau a traversé les siècles.

Histoire

Tonneau sur charroi, par Adolph von Menzel (1815-1905)

Le tonneau de bois, cerclé de fer, est une invention gauloise. Il leur servait à conserver la cervoise ainsi qu'à transporter des liquides comme de l'eau potable.

Son emploi se généralisa dans l'Empire romain à compter du IIIe siècle. Les Romains l'empruntèrent aux Gaulois pour la conservation et le transport du vin qui se faisaient jusqu'alors dans des amphores grecques. On peut dire que la période gallo-romaine voit non seulement la reconnaissance de cet objet utilitaire par les Romains, mais également sa diffusion progressive dans l'Empire, surtout dans la partie septentrionale.

Les premières corporations de bateliers gallo-romaines les utilisaient le long des fleuves navigables à bord de lourdes barques, car ils étaient plus maniables que les fragiles amphores romaines, et donnaient moins de goût que les outres en peau d'ovins ou de bovins.

Sa diffusion se fait tout au long du Moyen Âge, du nord au sud de l'Europe, par le biais des rivières, des fleuves, des mers et des océans, des ports, des routes, des foires, des marchés régionaux ou internationaux (Foires de Champagne). Il accompagne l'essor des premières grandes villes marchandes italiennes, flamandes, allemandes (La Hanse), anglaises (Bristol) ou françaises (La Rochelle, Bordeaux, Nantes), puis se diffuse à d'autres continents, en particulier à partir des Grandes découvertes et de l'accélération de la mondialisation, des conquêtes et du commerce transatlantique.

Tonneaux modernes en aluminium à Nottingham, en Angleterre.

Vers 1650, ce récipient fut associé à une expérience célèbre : le crève tonneau. Il permit d'écrire le Principe de Pascal.

Pourquoi utiliser un tonneau en bois ? Initialement pour favoriser le transport d'un liquide, mais également et en particulier actuellement pour donner du goût à une boisson. Le bois du tonneau apporte au bout de quelques mois des tannins aux liquides (vins rouges, spiritueux) qu'il contient, mais également des arômes secondaires (vanille, noix de coco, noisette, beurre... ) donnant fréquemment à une boisson plus de complexité et de garde (5 à 10 ans de garde selon les appellations, les cépages... ). Cette caractéristique est utilisée aussi pour fabriquer en Italie le célèbre vinaigre balsamique. Cette technique de vieillissement peut être remplacée selon les législations régionales ou nationales dans certains procédés de vinification par l'ajout de copeaux de chêne dans le moût stocké en cuve inox ; le producteur ou le négociant n'a pas le droit alors de mentionner sur l'étiquette que son vin a vieilli en fût de chêne. Cette technique permet en particulier une oxygénation contrôlée, mesurable, son utilisation entraînant une évaporation des liquides plus connue sous le nom de part des anges, le tonneau n'étant pas totalement étanche. On recommande le vieillissement en fûts de nombreux vins rouges (Pauillac ou Chianti Classico par exemple) ou blancs (Bourgogne ou Chardonnay américain par exemple), de certains vins mutés ou spiritueux connus mondialement : cherrys, whiskeys, cognacs, armagnac, rhums, calvados...

Fabrication

Réparation de fûts à Whisky à Craigellachie dans le Speyside en Ecosse

La planche de bois longitudinale utilisée pour la fabrication du corps du tonneau est appelée douve ou douelle. Plusieurs douves sont assemblées ensemble avec un cerclage de fer. La boiserie utilisée est celle du chêne.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les tonneaux étaient le mode de colisage le plus pratique pour le transport ou de stockage, quoique n'étant pas le plus économique. Toutes sortes de produits en vrac, des clous aux pièces d'or, y étaient stockés. Les sacs et les caisses étaient meilleur marché, mais ils n'étaient pas aussi robustes et ils étaient plus complexes à manipuler à poids égal. En effet, un tonneau roule bien entendu tout à fait comme un cylindre, mais s'il est debout, tout manœuvre adroit réussit à le déplacer sans effort en le roulant incliné, en équilibre sur son arête. Ainsi, des concours d'adresse se déroulaient jadis aux halles où les livreurs devaient courir avec un tonneau. Les tonneaux perdirent progressivement leur importance au cours du XXe siècle, à cause de la naissance de la palettisation et de la conteneurisation de la chaîne logistique.

À la fin du XXe siècle, de tonneaux en tôle d'acier sont toujours utilisés pour le stockage et le transport de nombreux liquides, tels que l'huile, le pétrole et les déchets dangereux. La bière sous pression pour les bars est toujours livrée en tonneaux métalliques, soit en aluminium soudé (deux parties embouties ou en métal repoussé), soit en trois parties serties à la façon de certaines boîtes de conserve.

Autres noms

Tonnelet 1er Empire
Tonneaux de cachaça
Article détaillé : Tonneaux monstres.

Différentes capacités des tonneaux

Barrique
de
Volume
(litres)
Demi-queue
de
Volume
(litres)
Muid
de
Volume
(litres)
Hautes-Alpes 80 (volume traditionel) 108 Missy,
Soupir,
Beaurieux,
Craonnelle,
Jumigny
137
Champagne 200 Villeneuve-d'Ascq 175 Laon 145
Charente,
Cognac,
Hermitage
205 Champagne
Château-Thierry
183 Bourguignon-sous-Montbavin 153
Fressies 208 Charlieu,
Mâcon,
Montigny,
Orléans,
Saint-Dizier
213 Mons 182
Drôme 210 Hermitage 215 Ermenonville 226
Languedoc,
Tarn,
Vivarais
214 Vallée de la Garonne 217 Valenciennes
Le Quesnoy
227
Rhône 220 Cahors
Gâtinais,
Lachaise,
Les Riceys,
Sancerre
221 Avesnes
sud Hainaut
228
Cahors 224 Côte chalonnaise
Gronard
224 Aisne,
Île-de-France
250
Bordeaux 225 Beaune 228 Compiègne,
Eure
266
La Rochelle 226 Sologne 232 Paris 268
Beaune,
Dordogne,
Frontignan,
Gers,
Lot,
Lot-et-Garonne,
Tarn-et-Garonne
228 Blois 236 Yonne 272
Tours,
Saumur
232 Anjou,
Chinon,
Cher,
Montlouis,
Nantes
243 Rhône 288
Vienne 252 Condrieu 251 Orléans 289
Cher 259 Vouvray 255 Cahors,
Bourgogne
297
Pays basque 270 Auvergne 265 très gros de Bourgogne 350
Deux-Sèvres 295 Languedoc 274 Saint-Gilles 380
Châtellerault 300 Comtat Venaissin 275 Languedoc 450
Chalosse,
Landes
304 Saint-Gilles 289 Roussillon 472
Paris 402 Montpellier 510
Hérault 685

Héritée des anciennes mesures médiévales, cette disparité jointe à un chevauchement des volumes sous des appellations différentes ne fut pas abolie sous la Révolution. Elle perdura jusqu'au milieu du XIXe siècle. Les négociants en vin de Paris, par l'intermédiaire de leur hebdomadaire, nouvellement créé, Le Journal de Bercy et de l'Entrepôt. Le Moniteur Vinicole, lancèrent une pétition à l'adresse de Napoléon III, qui fut publiée le 6 octobre 1856. Au nom des principaux propriétaires et négociants de France, ils demandaient à l'empereur «l'unité des mesures de jaugeage des vins» et l'application du système métrique sur les contenants dont les volumes variaient «d'une contrée viticole à l'autreet fréquemment dans un même département». Les pétitionnaires expliquaient qu'ils s'estimaient frustrés, chaque année, d'environ 1 000 000 d'hectolitres et demandaient instament l'application des textes de lois de 1793, 1812 et 1837[1].

Notes et références

  1. Achille Larive, Le Moniteur Vinicole. Journal de Bercy et de l'Entrepôt, n° 7, mercredi 6 octobre 1856, pp. 1 et 2.

Bibliographie

Voir aussi

Liens externes

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