Salon des arts ménagers

Évènement annuel présentant les innovations en matière d'habitation et d'équipement, le Salon des arts ménagers est apparu en 1923 et connaît un record de fréquentation au milieu des années 1950.


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  • Le Salon des Arts Ménagers est une organisation de : CHARLEROI EXPO. AVENUE DE L'EUROPE 21. BE – 6000 CHARLEROI (T) 0032 (0) 71.20.99.61... (source : artsmenagers)
  • ... Le Salon des Arts Ménagers est par conséquent un évènement à ne pas manquer. Mais vu la surface et le nombre d'exposants, consacrez-y cependant une... (source : openevent)
  • ... Le Salon des Arts Ménagers est accessible jusqu'au dimanche 15 novembre. Du lundi au vendredi de 11h00 à 18h00 et le week-end de 11h00 à ... (source : rtbf)
La «moulinette», Moulin Légumes, fait partie des premiers appareils domestiques, modèle des années 1950

Évènement annuel présentant les innovations en matière d'habitation et d'équipement, le Salon des arts ménagers est apparu en 1923 et connaît un record de fréquentation au milieu des années 1950.

Un salon de la recherche et de l'invention (1923-1939)

Autocuiseur Autothermos (fabriqué à Boulogne-Billancourt), modèle de la fin des années 1940
Yaourtière Yalacta, modèle des années 1940

Près de vingt ans après l'ouverture de la Foire de Paris, le fondateur du Salon des appareils ménagers, Jules-Louis Breton, ancien Sous Secrétaire d'Etat des Inventions, des Etudes et des Expériences techniques, ouvre en 1923 un baraquement sur le Champ-de-Mars consacré aux dernières inventions ainsi qu'aux recherches en cours (voir Office national des recherches scientifiques et industrielles et des inventions). Son succès conduit à une installation au Grand Palais à partir de 1926. De 1934 à 1939, le salon est accompagné d'une Exposition sur l'habitation dirigée par Paul Breton, ingénieur des arts et métiers, fils de Jules-Louis Breton.

De la reconstruction à «l'éducation» (1948-1954)

Immédiatement après la Deuxième Guerre mondiale, l'urgence de la situation conduit le ministre de la Reconstruction à se tourner vers Paul Breton pour lui confier l'organisation d'expositions consacrées au relogement des sinistrés :

L'exposition de 1947 -où sont présentés les principaux projets de reconstruction en France et en Europe- donne le ton de la réouverture prochaine du Salon des arts ménagers (17ème), aussi dirigée par Paul Breton. L'innovation se recentre définitivement sur l'habitation : partant de l'architecture pour arriver aux plus petits équipements, le mobilier prend une place prépondérante avec la création du «Foyer d'Aujourd'hui» à partir de 1948, sous la direction de Jean Fressinet et de René Gabriel qui cherchent des meubles de série à la fois «modernes»et financièrement accessibles. Cependant, le taux d'équipement des ménages reste particulièrement faible et , plus qu'un accès à l'achat, le salon veut alors jouer un rôle d'apprentissage et d'éducation pour orienter l'investissement des ménages[1].

Haut lieu de la consommation (1955-1960)

Vaisselle en verre de couleur Duralex™, à partir de 1958
Coquelle Le Creuset, design de Raymond Lœwy, à partir de 1958

A partir de 1954-1955, le redressement économique de la France et la diffusion du Prêt à la consommation permettent un réel accès aux «produits» promus par le salon. Ce dernier connaît alors son âge d'or, avec une fréquentation dépassant beaucoup le million de visiteurs. Son objectif est ainsi défini dans le catalogue de 1956 : «Le Salon des arts ménagers n'est pas issu du jeu des intérêts privés. Créé sur l'initiative d'un haut fonctionnaire de l'État, loin de devenir une entreprise spécifique, il est demeuré la propriété du Centre national de la recherche scientifique, établissement public du Ministère de l'éducation nationale. Diffusant l'enseignement propre à assurer en France le bonheur familial dans le foyer rénové, il sert aujourd'hui la prospérité générale, suscitant […] l'essor des industries comme le développement du commerce et participe, en outre par sa contribution annuelle, au succès des travaux les plus élevés de la science».
Si ces principes retracent l'état d'esprit originel, il faut reconnaître que la vue de la grande nef consacrée aux appareils ménagers va devenir le symbole de la société de consommation. Cependant, en marge des mats publicitaires lumineux des grandes marques, le rêve et l'utopie ont toujours leurs places : par exemple, en 1956 dans la présentation de la Maison TOUT en plastiques (René Coulon et Lionel Schein, architectes ; Alain Richard décorateur ; Raymond Camus, constructeur), ou dans l'objets du quotidien, comme dans le stand «Formes utiles» (cf. Union des artistes modernes). D'un autre côté, la seconde moitié des années 1950 introduit aussi l'idée de mode : l'achat n'est plus uniquement utilitaire et conçu pour durer, l'objet devient «consommable» s'appuyant désormais sur un renouvellement esthétique et des couleurs plus attrayantes…

Vers un salon des professionnels (1961-1983)

Le Frigidaire™ (Général Motors™, fin des années 1950

En 1961, le Salon quitte le Grand Palais (Paris) pour s'installer au CNIT. Tandis que les Années 1960 correspondent à l'apogée des Trente Glorieuses ainsi qu'à l'investissement d'une majorité des ménages dans un équipement lourd (réfrigérateur, machine à laver, téléviseur), le Salon connaît le début de son déclin : les magasins se multiplient dans l'ensemble des villes de France et il n'est plus par conséquent utile d'aller à Paris pour découvrir des nouveautés -qui n'en sont plus vraiment. Ce sont désormais les représentants ou les commerçants des «maisons de cadeaux» ou d'«électroménager» qui effectuent le déplacement pour sélectionner leurs produits. Le dernier Salonse déroule en 1983, il est ensuite remplacé par le Salon de l'équipement domestique (PROMODO). Réservé aux professionnels, il a lieu au Parc des Expositions de Villepinte.

Bibliographie

Notes et références

  1. Claire Leymonerie, «Le Salon des arts ménagers dans les années 1950» in Sophie Chauveau, «Consommer en masse», Vingtième Siècle revue d'histoire, juillet-septembre 2006.

Liens externes

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