Luth
Le luth est un instrument de musique à cordes pincées. Le terme sert à désigner aussi généralement tout instrument ayant les cordes parallèles à un manche.
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Luth - Instrument à cordes - Instrument à cordes pincées - Instrument de musique classique
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- Monté à l'origine de 4, puis de 6 cordes, le luth, pour acquérir plus de puissance, ... qui a donné naissance au luth, est accordé par une série de quartes et ... d'une quinte et concernent deux luths à onze chœurs de patron différent.... (source : dictionnaire.metronimo)
- La grosse différence est le jeu de main droite sur les cordes doubles, ... Il existe aussi le luth 6 chœurs... Est-ce plus simple pour appréhender un tel instrument.... ? :bye :.... le luth est commercialisé bien cordialement... (source : delcamp)
- Le luth est un instrument à cordes pincées. D'origine arabe, il a été adapté.... chœurs de cordes métalliques. Elles sont grattées au moyen d'un plectre.... (source : kasuku)
Le luth (de l'arabe ????? al-`ūd) est un instrument de musique à cordes pincées. Le terme sert à désigner aussi généralement tout instrument ayant les cordes parallèles à un manche. Quoique voisin de la guitare, le luth a connu une histoire différente et différente, les deux instruments ayant cœxisté au cours des périodes principales de la musique. Il est d'origine persane (barbat) pour la forme générale et arabe pour la caisse en lamellé-collé.
On peut distinguer actuellement dans le langage familier, deux grands types de luths :
- Le luth arabe — oud, qui a donné le nom «luth», venant de al oud — toujours utilisé fréquemment actuellement en Afrique du Nord, en Turquie et au Moyen-Orient. C'est un instrument principalement mélodique. (Voir l'article détaillé)
- Le luth occidental, dérivé du luth arabe, est l'objet de cet article. Arrivé en Europe par l'Espagne, au cours de la présence mauresque, il s'est différencié du précédent vers le XIVe siècle. Il est devenu vraiment polyphonique grâce à l'ajout de frettes sur le manche. Il a sans cesse évolué, essentiellement par l'ajout de cordes graves, jusqu'au XVIIIe siècle où il finira par disparaître, victime d'une image particulièrement élitiste et close du public, mais aussi de son manque de volume sonore. L'essor de la musique ancienne jouée sur des instruments copiés d'instruments originaux a relancé l'intérêt pour cet instrument depuis la fin du XIXe siècle.
Lutherie
Le luth est presque entièrement en bois. La table est faite d'une fine planche de bois résonnant (le plus fréquemment de l'épicéa) en forme de *poire. L'ensemble des luths ont une, quelquefois trois rosaces décorées. Elles ne sont pas ouvertes comme sur une guitare classique actuelle, mais constituées d'une grille décorative sculptée dans le bois de la table lui-même.
Le dos de l'instrument est un assemblage de fines planches de bois nommées côtes assemblées (avec de la colle) bord à bord pour former le corps particulièrement arrondi de l'instrument. L'intérieur de cette coque est renforcé par des bandes de parchemin collées [1]. Le manche est réalisé dans un bois léger et couvert de bois dur (en général de l'ébène) pour la touche. Au contraire de la majorité des instruments actuels, la touche est au même niveau que la table. La tête des luths avant la période baroque faisait un angle avec le manche de près de 90°, certainement pour que les cordes de faible tension restent résolument plaquées au début du manche. Les chevilles sont coniques et sont maintenues en place par friction dans les trous qui les reçoivent. La forme et les bois employés font du luth un instrument particulièrement léger pour sa taille.
Les frettes sont réalisées avec cordes en boyau nouées autour du manche. Quelques frettes supplémentaires en bois sont le plus souvent collées sur la table, où elles ne peuvent être nouées derrière le manche. Les cordes elles-mêmes sont en boyau (ou particulièrement rarement en métal).
Les cordes sont groupées en chœurs, le plus souvent deux cordes par chœur (plus rarement trois) à l'exception du chœur le plus aigu, la chanterelle, constitué d'une seule corde ; dans les luths baroques tardifs, les deux chœurs les plus aigus sont le plus souvent deux cordes simples. Les chœurs sont comptés en groupe, ainsi la corde la plus aiguë est nommée premier chœur, les deux cordes suivantes (pour un luth renaissance) deuxième chœur etc. Un luth renaissance à huit chœurs aura par conséquent généralement quinze cordes (sept fois deux cordes et une corde simple) et un luth baroque a treize chœurs vingt-quatre cordes (deux fois onze cordes et deux cordes simples).
Les chœurs sont accordés à l'unisson dans l'aigu et le médium, les chœurs graves ayant une des cordes accordée à l'octave supérieure (selon les époques, cette octave est rajoutée à partir de hauteurs différentes). Les deux cordes d'un chœur sont presque toujours jouées à la même hauteur (dans la même case) et simultanément, à l'exception de cas rarissimes ou elles sont jouées séparément ou dans des cases différentes. L'accord du luth est particulièrement peu standardisé et assez complexe.
Accord
Les luths ont été fabriqués dans des tailles particulièrement variables et sans standard permanent d'accord, le nombre de cordes et de chœurs ayant lui aussi énormément changé.
Cependant, on peut dire que l'accord du luth Renaissance ci-dessous est en général celui qui était employé : pour un luth à 6 chœurs, on retrouve l'accord de la viole de gambe ténor, les chœurs ayant entre eux un intervalle de quarte juste, à l'exception de l'intervalle entre les 4e et 3e chœurs qui est une tierce majeure (on peut retrouver l'accord du luth Renaissance sur une guitare en abaissant la troisième corde au fa# - au lieu de sol - les notes jouées alors depuis la tablature sonnent une tierce mineure au-dessous du luth).
Pour les luths de plus de 6 chœurs, les chœurs sont ajoutés vers le grave. En raison du grand nombre de cordes et de la largeur du manche, il est alors complexe de modifier le son des chœurs les plus graves en plaçant un doigt de la main gauche sur la touche ; ces chœurs sont par conséquent plutôt utilisés de façon diatonique pour permettre leur utilisation en cordes à vide, comme pour le luth prébaroque à 10 chœurs - voir ci-dessous.
Il s'agit ici de l'accord habituel, et il arrive que le compositeur donne d'autres indications sur la manière d'accorder - par exemple : 7e chœur en Fa.
Le XVIIe siècle accroît toujours la diversité d'accords, tout spécifiquement en France. À la fin du siècle, une certaine norme se met cependant en place, l'accord dit en ré mineur s'imposant. Les basses indiquées ci-dessous pour le luth baroque sont modifiées selon la tonalité jouée.
| Instrument | Accord |
|---|---|
| Luth Renaissance à 6 chœurs | ![]() |
| Luth Renaissance à 8 chœurs | ![]() |
| Luth prébaroque à 10 chœurs | ![]() |
| Luth baroque à 13 chœurs | ![]() |
Diapason
Le diapason peut fluctuer de la3=392 Hz à la3=470 Hz selon le pays, le répertoire, l'instrument et le diapason utilisé par les autres instruments dans le jeu d'ensemble. Il n'existe pas de standard universel à l'époque, seuls des standards locaux peuvent être établis.
Le répertoire du luth
Les principaux compositeurs de musique pour luth :
Renaissance--Italie
Renaissance--Europe centrale
- Bálint Bakfark ;
- Hans Neusidler ;
- Melchior Neusidler
Renaissance--Angleterre
- Thomas Campion ;
- John Dowland ;
- John Johnson ;
- Philip Rosseter
Renaissance--France
- Guillaume Morlaye ;
- Jean-Paul Paladin ;
- Albert De Rippe ;
- Adrian Le Roy
Baroque--Italie
Baroque--France
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Baroque--Allemagne
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Modernes et contemporains
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Évolution de l'instrument après l'âge d'or
Malgré sa quasi-disparition au XVIIIe siècle, l'instrument continue à survivre tant en France qu'aux États-Unis. On trouve ainsi des traces du théorbe et du chitarrone au salon des Champs-Élysées de 1895. On parle aussi d'un luthiste aux États-Unis accompagnant les films muets, et composant pour son instrument.
Quelques compositeurs contemporains français ont écrit pour le luth à 10 cordes : Jacques Chailley, Yvonne Desportes grand prix de Rome, Jean Loubier à la demande de Michel Faleze, luthiste français et élève de Michæl Schäffer. À signaler une pièce du compositeur hongrois Georg Aranyi-Aschner et une messe en latin avec luth, hautbois solo, quatuor à cordes, orgue et chœurs.
Tableaux célèbres représentant des joueurs de Luth
- La femme au luth de Johannes Vermeer
- Le joueur de luth n°1 de Michelangelo Merisi da Caravaggio
- Le joueur de luth n°2 de Michelangelo Merisi da Caravaggio
- Le joueur de luth de Le Caravage (Huile sur toile, 94x119 cm. Saint-Pétersbourg, Ermitage).
- La joueuse de luth de Orazio Gentileschi
- Joueur de luth de Bernardo Strozzi
- Femme jouant du luth de Cornelis Bega
- La joueuse de luth de Cornelis Bega
- Femme accordant un luth de Gerrit van Honthorst
- Auto-Portrait en joueuse de luth de Artemisia Gentileschi
- Portrait de femme jouant du luth de Jan van den Hœcke
- Le joueur de luth de Frans Hals
- Le joueur de luth de Bartolomeo Manfredi
- Femme jouant du luth de Jan Mijtens
- Homme accordant son luth de Theodore Rombouts
- Femme jouant du luth de Hendrick Terbrugghen
- Joueur de luth chantant de Hendrick Terbrugghen
- Le joueur de luth de Hendrick Terbrugghen
- La joueuse de luth de Gerard ter Borch
Le luth se voit aussi dans les célèbres tapisseries de Charles le Téméraire
Au Musée du Louvre (france) on peut voir une statuette grecque en terre cuite "Femme jouant du luth" approximativement de 300 à 250 avant J. C.
Notes
Bibliographie
- (fr) Charnassé Hélène et Vernillat France, Les instruments à cordes pincées, PUF, Paris, 1970.
Voir aussi
Liens externes
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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 14/12/2010.
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